Le community policing est un concept qui vient du Canada : dans de nombreux domaines policiers en effet, ce pays s'est montré créatif et novateur et a servi de modèle pour la vieille Europe. La nouvelle police intégrée à deux niveaux, impressionnée par les résultats engrangés au Canada par ce concept de police orientée vers la communauté, en a fait le socle méthodologique de son fonctionnement, son cadre culturel et philosophique. Le community policing, qu'on appelle en français police orientée vers la communauté, se veut en rupture avec une certaine image de la police, qui n'aurait comme horizon que la répression et comme seule perspective de prévention, que la crainte qu'elle peut inspirer au citoyen. La police orientée ver la communauté s'assied sur cinq grands principes

L'orientation externe : La police n'est pas repliée sur elle-même. Elle fait partie intégrante de la société, et fait preuve d'ouverture. Elle prend rapidement conscience de ce qui se trame en matière de sécurité, de criminalité et s'adapte. Lorsqu'elle se fixe des objectifs, c'est en tenant compte des attentes de la population, de la communauté qu'elle intégre.

Le travail orienté vers la résolution de problèmes : les phénomènes délinquants et criminels puisent souvent leurs racines dans des dysfonctionnements internes à la communauté. La police s'attèle à identifier ces causes, ces facteurs déclenchants et à influer sur eux, prendre le mal à la racine.

Le partenariat : La police n'est pas la seule responsable des défaillances du niveau de sécurité : elle n'est qu'un maillon de la chaîne. Les services communaux, sociaux, les familles, les écoles... les partenariats possibles sont nombreux, tout le monde est en fait concerné par la sécurité de sa ville, de son quartier, de sa maison.

La justification : La police n'est plus une boîte noire, elle doit être en mesure de rendre des comptes sur son mode de fonctionnement, sur sa manière de répondre aux besoins de la communauté.

L'implication capable : L'implication capable signifie que les policiers ont une réflexion critique sur leurs propres tâches et la manière dont elles sont effectuées. Le policier doit également être impliqué dans le processus de prise de décision. L'implication concerne aussi les partenaires de la police. Dans le cadre du partenariat entre police et citoyens, chacun doit pouvoir s'inscrire dans une démarche de prise de décision démocratique.