Cyber-harcèlement entre jeunes : être attentif et réagir efficacement

Lun 25.09.2017 - 12:57

Photos détournées, insultes proférées, menaces susurrées, un certain nombre de jeunes avouent être victimes de harcèlement à travers l'Internet. Vidéos volées, messages postés, cybergroupes créés, cette violence se voit démultipliée et propagée indéfiniment par les nouveaux médias.

Que faire ?



Le cyberharcèlement et ses répercussions

Le cyberharcèlement est un harcèlement, souvent pré-existant, qui se décline dans un monde virtuel. Ses conséquences sont quant à elles bien réelles, prolongées et amplifiées. Les réseaux sociaux et smartphones simplifient la propagation large, voire publique, d'un message violent. Telle une caisse de résonance pour un phénomène autrefois plus confiné : la vie à l'école ne s'arrête plus quand les cours finissent, la violence s'exporte.

Pire, impunément, elle s'éternise. D'autant plus quand l'identification de l'auteur est difficile et quand l'effacement des traces n'est pas garanti. Photos ou vidéos publiées sans accord, images modifiées, moqueries, création de groupes ou de pages à l'encontre d'un camarade de classe, les possibilités ne manquent pas.


Comprendre pour éduquer et responsabiliser

L'école et les parents ont un rôle primordial à jouer. Celui de l'éducation des enfants, et en particulier du développement d'un «vivre ensemble». Plus les projets d'école sont basés sur la coopération et la solidarité, plus les phénomènes de harcèlement en sont absents, constate-t-on. Espaces de parole, éducation à l'empathie, au respect, à la non-violence, il s'agit en définitive de ne pas faire sur Internet ce qu'on ne ferait pas dans la vie réelle.

Enseignants, éducateurs et parents doivent être attentifs : repérer les premiers signes de mal-être, d'isolement, être disponibles pour écouter le jeune, suivre ce que font les enfants sur Internet. Pour s'informer, comprendre, mais aussi accompagner, encadrer et responsabiliser. Le site Stop Cyberhate fournit divers conseils et ressources utiles pour ados mais aussi pour parents et professionnels de l'éducation.


Comment faire cesser le cyberharcèlement ?

Il est conseillé à la personne harcelée de :

o ne pas répondre aux sms/mails du harcelant dans l'idée qu'il se décourage ;
o enregistrer et imprimer les éléments de preuve du harcèlement : captures d'écran, sauvegarde des sms reçus, etc. ;
o chercher à identifier le harcelant et ses relayants afin de les (faire) interpeller.


D'autres acteurs peuvent entrer en jeu. La victime peut :

o demander le retrait des propos auprès de l'auteur ou de l'administrateur du site ;
o signaler l'abus comme nombre de réseaux sociaux le proposent aujourd'hui ;
o interpeller les divers acteurs de l'école ;
o signaler les propos illicites auprès du fournisseur d'hébergement, voire les dénoncer via une antenne de police.


Techniquement, il est également possible de faire bloquer le n° de gsm de l'agresseur via l'appareil ou l'opérateur. De même, les expéditeurs de mails non-désirés peuvent faire l'objet d'un filtre qui redirigera leur correspondance vers un dossier déterminé ou la poubelle de la boîte de réception.


Rappelons enfin le service « Ecoute-Enfants » de la Fédération Wallonie-Bruxelles et son numéro d'appel gratuit et anonyme 103, disponible 7 jours sur 7, de 10h00 à 24h00.




Sandrine Mathen
Licenciée en psychologie

Source : Secunews

Mail frauduleux - arnaque au colis en attente

Ven 22.09.2017 - 12:30

Certains escrocs utilisent l'envoi de mails pour tenter d'obtenir vos coordonnées bancaires ou de vous soutirer de l'argent. Ici, il s'agit d'une tentative d'escroquerie qui court actuellement et qui nous est renseignée ce jour par une citoyenne. Cette escroquerie n'a d'autre but que de vous faire appeler un numéro surtaxé.

De manière générale, si vous recevez un mail qui vous paraît frauduleux, soyez très prudents. Les escrocs utilisent les mails via un procédé appelé « phishing » ou « hameçonnage ».

Cela consiste à vous envoyer un courrier électronique en se faisant passer pour un organisme ou une entreprise que vous connaissez : votre banque, votre opérateur de téléphone ou d'internet, votre fournisseur d'énergie, un service public comme le SPF Finances, etc. ou dans le cas présent, la Poste ou autre firme de transport de colis.

Ce type de message pourrait vous inviter à indiquer vos références bancaires ou de carte de crédit, en prétextant, par exemple, le remboursement d'un trop perçu ou une fermeture de votre compte imminente.

Un prestataire sérieux ne vous réclamera jamais par simple courrier électronique de fournir des informations de paiement (numéro de carte bancaire par exemple). Il utilisera un site de paiement sécurisé, visible par l'appelation "https:" accompagné d'un petit cadenas dans la barre d'adresse.

Ce type de requête envoyée par mail doit immédiatement éveiller vos soupçons et vous faire réagir.

Adoptez les bons réflexes :

  • Ne cliquez sur aucun lien contenu dans le mail.
  • N'ouvrez pas les pièces jointes.
  • Ne répondez pas au mail.
  • Classez-le dans vos courriers indésirables.